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JRS | Malte, une proie facile

En ligne depuis le 25 avril 2015

Les récits faits par les demandeurs d’asile interviewés par le JRS sont remarquablement cohérents dans les détails de leur calvaire en Libye.

Article publié sur le site de l’association Jesuite Refugee Service, le 17 avril 2015. Cliquez ici pour lire l’article sur le site du JRS.

Le tableau qui en ressort est celui d’étrangers qui se sentent observés et en danger partout, même chez eux. Ils craignent constamment que des civils libyens puissent les dénoncer et que les forces armées des milices les arrêtent et les mettent en prison parce qu’ils n’ont pas les papiers voulus pour être dans le pays. D’amères expériences leur ont appris à ne se fier de personne, que ce soit leur propriétaire, le boutiquier, le chauffeur de taxi… Ils se voient eux-mêmes – avec de solides justifications – comme étant totalement privés de leurs droits en Libye, et donc seulement comme objets d’exploitation et de maltraitance, sans qu’il n’y ait jamais quelqu’un qui aide ou redresse la situation.

Leurs craintes ont été confirmées par des délégations d’organisations de défense des droits humains, en visite en Libye. Une mission a trouvé des communautés somaliennes et érythréennes qui vivaient «en semi-clandestinité dans des conditions déplorables» dans de pauvres quartiers de Tripoli.

La stricte marginalisation  des migrants est le résultat de la longue présence du racisme à l’égard des Africains sub-sahariens dans la société libyenne, attisée par des rumeurs qui ont couru pendant et immédiatement après le conflit de 2011, selon lesquelles les forces armées de Kadhafi auraient utilisé des mercenaires africains. Selon Amnesty International, «le fait que les Noirs soient l’objet de mépris et de soupçons généralisés dans la population libyenne crée un terrain fertile pour les actes de violence.»

Témoignages

Abuubakar: «Quand nous sommes arrivés en Libye, les trafiquants nous ont jetés hors du véhicule au milieu de la nuit à deux kilomètres de la ville de Kufra. Des hommes nous ont attaqués: ils nous ont battus et volés, nous ont pris tout ce que nous avions. Aucun Africain ne peut se déplacer à pied ou en bus en sécurité en Libye, ils vous demanderont vos papiers,  et même si vous montrez votre passeport, ils vous demanderont votre visa. Ils vous frappent, vous arrachent vos papiers et vous arrêtent. Nous avions l’habitude de dormir avec nos chaussures, comme ça si les soldats arrivaient et toquaient à la porte, nous étions tous prêts à sauter et nous enfuir.»

Farah: «Vous vivez dans la peur. Il y a des postes de contrôle partout. Même si vous sortez de chez vous pour aller à l’épicerie acheter quelque chose, ou pour appeler votre maman à la cabine téléphonique, vous avez toujours peur, est-ce que je vais rentrer chez moi tranquillement? Est-ce qu’ils vont venir la nuit? Est-ce que le propriétaire va venir? Vous avez peur des milices et des gens, parce qu’ils pourraient vous dénoncer, même le commerçant de la boutique.»

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